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Batterie d’ordinateur Dell Precision M4500

Ces étapes peuvent être réalisées par les éditeurs de logiciels. Ils recrutent des ingénieurs en mécanique, des informaticiens pour le développement et de rares mathématiciens, experts ponctuellement appelés en renfort. Pierre Eliot est responsable technico-commercial de Simulia, la gamme logicielle dédiée à la simulation réaliste de Dassault Systèmes. Pour la construction du logiciel lui-même, nous faisons appel à des développeurs au profil très théorique en informatique et mathématiques, et à des physiciens, souvent docteurs. Pour l’avant- et l’après-vente, en contact avec les clients, nous employons surtout des ingénieurs en mécanique. Ce sont plutôt des généralistes, diplômés de grandes écoles. Seuls ceux qui conçoivent une pièce ou valident un système pour nos clients ont des profils très techniques. Lui-même est diplômé de Centrale Lyon, option mécanique et mathématiques numériques. Chez Altair, éditeur de la suite HyperWorks, nous avons besoin de personnes qui ont une très bonne compréhension de la physique, explique le directeur technique Boris Royer. Quand nous recrutons un mathématicien pour le développement, il doit avoir une forte compétence en physique.
L’ingénieriste Sopra Group héberge à Toulouse son entité dédiée à l’aéronautique, qui abrite une forte activité simulation. Avec une spécificité : la modélisation de systèmes, précise François-Marie Lesaffre, le responsable de la simulation. Nous cherchons un équilibre entre les ingénieurs généralistes ; les ingénieurs automaticiens, qui feront de la modélisation ; et les ingénieurs aéronautiques pour leur compréhension des systèmes sous-jacents. La simulation nécessite d’énormes capacités de calcul. Pour ses ordinateurs, elle a besoin d’ingénieurs en systèmes informatiques – ou ingénieurs d’études en calcul scientifique – et de chefs de projet en calcul haute performance. Ils administrent les supercalculateurs, choisissent leur architecture et travaillent pour des projets industriels complexes.

Faut-il des compétences particulières pour utiliser ces logiciels ? La simulation se démocratise, on pourrait croire qu’elle peut être confiée à des techniciens. Mais la machine produit toujours des résultats. Il faut des ingénieurs pour les examiner avec un regard critique, plaide Alain Rassineux, professeur à l’UTC de Compiègne et responsable de l’équipe mécanique numérique du laboratoire Roberval (CNRS-UTC). Selon lui, les industriels sont très friands d’ingénieurs mécaniciens ayant un solide bagage mathématique, une compétence qui leur permet de manipuler les outils de la simulation. Mais les entreprises ont de plus en plus besoin de physiciens. Avant, certaines tâches pouvaient être confiées à des mathématiciens ou à des informaticiens. Avec la complexification des phénomènes physiques étudiés, ce n’est plus possible.
Les chercheurs, de Centrale Nantes notamment, tentent de mettre au point des modèles aux équations simplifiées pour obtenir des réponses en temps réel. On est loin d’avoir fait le tour des comportements des matériaux. Chez Dassault Systèmes, on recrute des ingénieurs sachant coupler différentes physiques. Autant d’opportunités pour les physiciens forts en maths. Ou les mathématiciens forts en physique…

La simulation numérique ? Ce n’est pas pour nous ! Pour beaucoup d’entreprises petites ou moyennes, le calcul intensif est synonyme de logiciels trop complexes et de superordinateurs hors de prix, que seuls les grands groupes ont les moyens de se payer et de maîtriser. La simulation, qui permet d’accélérer et d’améliorer la conception d’un produit, peut pourtant être un outil de compétitivité. Mais pour une PME, c’est un engagement stratégique et exigeant. L’initiative HPC-PME, pilotée par Genci, un organisme national de soutien au calcul intensif, l’institut de recherche Inria, et Bpifrance (ex-Oséo) pour le financement, veut faciliter l’accès des PME au calcul intensif, le high performance computing (HPC).
1- DÉFINIR SON PROJET ET IDENTIFIER SES ENJEUX
Dans un domaine souvent méconnu, les PME ont besoin d’être aidées dans l’identification de leurs besoins en simulation numérique, et en moyens financiers, techniques et humains qu’elles peuvent y engager. C’est la première mission de l’initiative HPC-PME. De l’entreprise débutante à celle qui fait déjà du calcul sur une station de travail, les profils sont très variés. Notre rôle est aussi de les aiguiller vers les bons interlocuteurs, indique Brigitte Duême, la responsable à l’Inria d’HPC-PME. La mise en relation des entreprises avec les experts et les chercheurs devrait être facilitée grâce au site web hpc-connexion.org. Même les initiés ont besoin de spécifier les enjeux de leur projet.

Pour la société d’ingénierie franco-belge GDTech, qui emploie 130 personnes dont une trentaine en France, la simulation fait déjà partie des métiers de l’entreprise. Mais la PME veut bâtir une offre HPC indépendante des équipements de calcul de ses clients (majoritairement dans l’aéronautique), en recourant aux centres de calculs nationaux et régionaux, et à ses moyens propres. L’enjeu stratégique étant de diversifier ses activités hors de l’aéronautique. De son côté, HydrOcean, une PME elle-même éditrice d’un logiciel de mécanique des fluides, souhaite adapter son code de calcul à des ordinateurs parallèles à base de processeurs graphiques (GPU). L’idée est de diviser par cinq ou dix le temps de calcul, et de convaincre ainsi de nouveaux clients, hors de notre secteur maritime d’origine, précise Erwan Jacquin, le président d’HydrOcean. Le recours au HPC peut aussi être lié à la création même de l’entreprise, comme pour Q-Hedge Technologies, qui développe un site web de conseil financier et souhaite mettre à la disposition du grand public les outils d’aide à la décision, jusqu’ici réservés aux spécialistes.

2- TROUVER LES COMPÉTENCES
La définition du projet peut déboucher sur la collaboration rémunérée d’un expert. En général, le passage au HPC se traduit par une embauche. Ainsi, Danielson Engineering, qui a démarré la simulation depuis des années pour la conception de moteurs d’automobiles, a recruté un informaticien afin, notamment, de créer des interfaces métiers facilement accessibles aux ingénieurs de la maison. La parallélisation du logiciel d’HydrOcean, qui compte pourtant 20 ingénieurs, a aussi demandé l’intégration d’un nouvel expert. Certains font également jouer le réseau d’HPC-PME. Comme Entares (groupe Nexio), éditeur d’un logiciel de simulation en électromagnétisme (antennes, signature radar…). HPC-PME nous a ouvert des portes chez IBM et Fujitsu, pour faire des tests sur des machines, chose autrement impossible pour une PME, souligne Frédéric Amoros-Routié, le président de Nexio. Acquérir les compétences, c’est bien, les garder c’est encore mieux. À la différence d’un grand groupe, on ne peut pas se permettre de perdre un ou deux experts ! s’exclame Rui Da Silva, le responsable des calculs chez Danielson Engineering. Alors, que faire ? Éviter de concentrer l’expertise d’un domaine sur une seule personne… et confier de vraies responsabilités aux experts pour qu’ils aient envie de rester.

3- CHOISIR LE MATÉRIEL ET LE LOGICIEL
Faut-il acheter un calculateur musclé ou louer de la puissance ? De multiples solutions sont possibles, en fonction des besoins et des moyens de la PME. Attention, le recours à des équipements extérieurs peut être un problème sur des contrats confidentiels. Et certains calculs à distance peuvent coûter cher en bande passante, signale tout de même Rui Da Silva. Mais le nerf de la guerre, c’est le logiciel, et son coût. La tarification des grands logiciels, avec un prix de licence qui dépend du nombre de cœurs de calculs utilisés, n’est pas du tout adaptée à une PME qui a deux projets de calcul par an, regrette Brigitte Duême, de l’Inria. La solution, ce sont des logiciels accessibles en mode cloud computing, avec une tarification en fonction de l’usage. Entares fait partie des petits éditeurs de logiciels qui s’y mettent. Une offre développée avec le Centre de calcul en Midi-Pyrénées (Calmip) doit démarrer en 2014. Mais un utilisateur assidu comme GDTech doit s’accommoder des licences des grands logiciels, obligatoires pour travailler avec ses grands donneurs d’ordres. L’entreprise franco-belge utilise par ailleurs des logiciels open source, mais seulement pour de la R & D, et codéveloppe certains codes spécialisés.

4- FAIRE DU HPC UN OUTIL STRATÉGIQUE
Entrer dans la simulation numérique coûte du temps et de l’argent : inutile d’y aller pour un projet ponctuel. Pourtant, le calcul peut devenir un véritable outil stratégique. L’offre de calculs diversifiée mise en place par GDTech doit lui permettre de décrocher des contrats d’ingénierie plus globaux, par transfert de calculs jusqu’ici réalisés par ses clients. Danielson Engineering considère ses compétences en simulation comme un argument commercial. Et un outil de développement. Une nouvelle tâche confiée par un client peut ensuite enrichir notre offre, et nous ouvrir d’autres clients. C’est le cas idéal, reconnaît Rui Da Silva. Des réussites plutôt rares dans les PME françaises. Dans sa deuxième phase, lancée en 2013, HPC-PME veut s’appuyer sur les grands donneurs d’ordres pour inciter les sous-traitants à s’intéresser au calcul intensif, notamment à travers les pôles de compétitivité et autres structures collaboratives. Il est aussi prévu de créer 12 antennes régionales à l’écoute des besoins des PME.

  1. http://dovendosi.diarynote.jp/
  2. http://dovendosi.jugem.jp/
  3. http://www.blogstuff.co.uk/dovendosi/

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