L’Usine Digitale – Les initiatives de Fleur Pellerin et le voyage de François Hollande aux Etats-Unis ont dirigé les projecteurs sur la FrenchTech, en faites-vous partie ?
Yves Tyrode – Je l’espère… même si je ne sais pas trop ce que cela veut dire. J’ai l’impression que c’est très axé start-up. Avec nos 650 salariés nous sommes plutôt une grosse PME. Ce serait une erreur de ne s’adresser qu’aux start-up. Une start-up ne peut grossir que si elle s’accroche à une grosse plate-forme. Il faut créer un Airbus du net, ou plusieurs : pour le cloud, le paiement, les télécoms, l’e-commerce…
Nous n’y sommes pas mais l’histoire va dans le bon sens : il y a une prise de conscience depuis un an que le numérique est un sujet majeur. Le grand public se rend compte peu à peu que ce qui s’y passe n’est pas que virtuel, c’est la vraie vie.
Je ne pense pas. Nous sommes au tout début d’une histoire. On a un monde à inventer. Les objets connectés, la e-santé et les autres secteurs qui émergent grâce au numérique vont générer de la croissance et donc de l’emploi. Il faut se rendre compte que le numérique, c’est de l’industrie lourde. En pointe, Voyages-sncf.com réalise 22 ventes par seconde. A ce rythme, pour maintenir une qualité de service très élevée, il faut une infrastructure incroyablement robuste. Regardez Amazon : en inventant le commerce basé sur la data, Jeff Bezos a construit un empire. Pour moi, c’est la référence.
Justement, l’Europe n’a-t-elle pas déjà perdu face aux empires mondiaux que sont Amazon, Google, Facebook et Apple ?
Le web va se relocaliser dans les 2 à 3 ans à venir via la culture de la privacy. Les Européens, et les Français, n’ont pas du tut le même rapport à la vie privée que les Américains. Inexorablement la réglementation va devenir locale. Cette différence de culture peut être à l’origine d’un internet européen.
Cette conviction aura-t-elle des conséquences sur votre organisation ?
C’est déjà le cas. Avant des opérations étaient réalisées en Asie et aux USA mais nous les avons réinternalisées en France. Chez Voyages-sncf.com, la moitié de l’effectif travaille sur le marketing et le commerce, l’autre moitié sur la techno. Nous avons décidé de concentrer toute la techno en France : nos data centers, nos centres techniques à Lille et Saint-Denis, le développement à Nantes et le QG à la Défense.
Nous avons aussi internalisé le design pour réduire le “time to market”. Mettre côte à côte les équipes techno, business et design permet un fonctionnement agile. Et, comme Amazon, nous sommes passés à un développement mutualisé : nous ne fabriquons qu’un site et le déclinons pour des déploiements locaux.
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En Europe nous sommes connus sous Voyages-sncf.com, ailleurs sous le nom de Rail Europe. Nous sommes un outil de commerce extérieur pour la France, nous avons vendus 8 millions de billets à l’étranger en 2013. Déjà présents aux Etats-Unis et à Hong Kong d’où nous alimentons l’Australie, le Japon et la Corée, nous venons de lancer deux sites en Russie, un pour les particuliers et un pour les entreprises.
Mais nos plus grosses ambitions sont sur la Chine. Comment devenir marchand en Chine. C’est un gros challenge : il y a des contraintes de visas, de paiement, de référencement… Il faut aussi faire de la pédagogie sur place pour faire connaître le train et faire connaître l’Europe. Là-bas nous parions sur le web qui est plus adapté aux voyages personnalisés. Le TGV fait partie des monuments que les Chinois veulent visiter, ils le prennent pour relier Paris qu’ils visitent forcément aux Alpes où ils recherchent l’absence de pollution. Pour tout cela nous avons un gros partenaire à Shanghai : CTRIP. C’est le futur Expedia, il emploie déjà 30 000 personnes.
Le mobile bouleverse-t-il votre business ?
Complétement : il représente 43% de notre audience en 2013 contre 3% il y a 3 ans. Cette croissance va se poursuivre, et si les achats n’en sont pas encore à ce niveau, ils vont suivre. Nous travaillons déjà depuis un moment en “mobile first” : le design est d’abord réalisé pour le mobile, car l’environnement y est plus contraint, pour ensuite être décliné sur tablette et ordinateur. Nous tentons de proposer des interfaces et des interactions toujours plus immersives.
Les compétences de vos équipes peuvent-elles évoluer aussi vite que la technologie ?
C’est à l’organisation d’évoluer pour s’adapter à cette nouvelle donne. Au quotidien, trois inquiétudes me guident : “lions-nous les bons partenariats ?”, “notre qualité de service est-elle la meilleure possible ?” et “va-t-on assez vite ? quelle sera la prochaine rupture technologique ?”
Aujourd’hui l’internet se fond dans un Multinet : l’expérience utilisateur d’un client navigant sur un Samsung n’est pas la même que celle du possesseur d’un iPhone. On a dû redévelopper entièrement notre appli entre iOS6 et iOS7 pour qu’elle soit optimale… Nous devons nous adapter. Dès cette année les équipes ne travailleront plus par terminal mais par expérience clients : iOS, Android, Windows Phone, web… voire demain Amazon, Baidu, etc.
Il faut donc se plier aux spécificités et possibilités de chaque plate-forme. Pour cela il faut des salariés spécialisés par OS, que ce soit en développement, en design et même en business. C’est pourquoi nous sommes en relation avec des écoles d’ingé et de commerce. Nous prenons des élèves en apprentissage et venons d’ouvrir une chaire sur le Big Data à Telecom ParisTech.
Avec cette bague au doigt, un aveugle peut suivre une ligne imprimée et entendre simultanément la lecture du texte. Ce concentré de technologies permet un accès simple aux livres, journaux, notices, étiquettes, emballages…
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“FingerReader” est une sorte de grosse bague que l’on enfile sur l’index, avec laquelle on retrouve le geste naturel de celui qui apprend à lire : suivre la ligne du doigt. Sauf que la bague fait elle-même la lecture : elle est connectée à un ordinateur dont le haut-parleur nous fait entendre le texte à mesure que le doigt se déplace. Mieux encore : la bague aide à suivre le texte et signale quand le doigt dévie ou arrive en bout de ligne.
Car ce prototype, une production d’une équipe du Media Lab, au MIT (Etats-Unis), est destiné aux aveugles. Ses concepteurs ont interrogé des aveugles pour mieux comprendre leurs besoins pratiques, puis ils leur ont fait tester leur système, afin d’évaluer son efficacité et les améliorations à apporter.
Ce que les personnes interrogées souhaitaient, c’était un dispositif de lecture en temps réel, bien sûr, mais qui permette aussi de passer facilement d’un morceau de texte à un autre. Les chercheurs du MIT ont donc conçu le système le plus portable qui soit – au bout du doigt – et ils l’ont pourvu des technologies qui rendent son usage très souple.
FingerReader combine la capture d’images par une mini caméra à haute résolution avec des algorithmes de traitements d’images et de reconnaissance de caractères, et finalement un logiciel de synthèse vocale à partir de texte (” text to speech “). Deux petits moteurs intégrés dans la bague créent des vibrations qui guident les mouvements du doigt de l’utilisateur : l’intensité des vibrations augmente quand le doigt s’écarte de la ligne en cours de lecture. Ces technologies ont été validées par quelques utilisateurs non-voyants, mais les chercheurs veulent maintenant lancer une étude plus approfondie pour évaluer les possibilités et les limites du FingerReader.Système de payement en ligne, gaming, commande de taxis dans la rue… Les fonctionnalités de We Chat, un réseau social très populaire en Chine, se développent vitesse grand V. Le propriétaire de l’application, Tencent, veut faire de sa messagerie instantanée un programme qui couvre tous les besoins quotidien de ses utilisateurs.
“En Chine, nous n’avons pas d’équivalent de Facebook”, affirme avec assurance Gang Lu, le fondateur de Technode, un site spécialisé dans les nouvelles technologies en Chine, que L’Usine Digitale a rencontré pendant le China Connact, le 6 mars. “Avec le rachat de WhatsApp, ils commencent tout juste à se développer sur mobile : les abonnés l’utilisent encore beaucoup sur leur ordinateur”, comme le montre l’infographie ci-dessous, réalisée par le Nouvel Observateur.
Les Chinois n’utilisent les réseaux sociaux quasiment que sur leur smartphone. La plupart des applications de We Chat, messagerie instantanée très populaire en terre du Milieu, ne sont accessibles que sur mobile. “On peut chatter, mais pas ajouter de photos par exemple”, détaille Gang Lu.
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